Sur un chantier, une bonne bâche fait gagner des heures : protection des matériaux, confinement des gravats, mise à l’abri d’un poste de travail ou couverture d’une benne. Les bâches en tissu (souvent en PE tissé) combinent résistance mécanique, légèreté et œillets pour l’arrimage.
Chez Contorion, vous trouvez des formats courants (2 x 3 m, 3 x 4 m, 4 x 6 m) comme des grandes dimensions, avec différents grammages et des versions stabilisées UV pour les expositions longues.
La majorité des bâches en tissu utilisées en construction sont en polyéthylène (PE) tissé, souvent enduit pour améliorer l’étanchéité. Le tissage apporte la tenue à la déchirure, tandis que l’enduction limite les infiltrations et facilite le nettoyage. Le grammage (ex. 120 g/m², 150 g/m², 160 g/m²) sert de repère : plus il est élevé, plus la bâche supporte les frottements et la traction à l’arrimage.
Pour des usages en extérieur prolongés, privilégiez une bâche stabilisée UV : elle résiste mieux au vieillissement (craquelures, perte de souplesse) sur échafaudage, toiture provisoire ou stockage. Les modèles « olive » sont courants pour le camouflage visuel et la gestion de la salissure. Côté conformité, vérifiez surtout l’adéquation au besoin (résistance, œillets, UV) : ces produits ne relèvent pas d’une norme unique type EPI, l’important est de dimensionner correctement.
Une bâche se juge souvent à ses finitions : ourlets renforcés, bords soudés, et œillets métalliques (souvent aluminium) correctement sertis. Un espacement régulier des œillets (par exemple tous les 50 cm) répartit les efforts et limite le risque d’arrachement au niveau des points de fixation. Plus la prise au vent est forte (grandes dimensions, pose en hauteur), plus cette répartition est critique.
Pour l’arrimage, évitez de « tirer » uniquement sur deux coins. Travaillez en multipoints : sandows, tendeurs ou cordage, avec une tension progressive. Si la bâche couvre un volume (palette, machine), créez des points d’appui pour éviter le battement, responsable d’usure prématurée. En toiture ou façade, sécurisez la zone : une bâche n’est pas un dispositif antichute et ne remplace pas les protections collectives conformes aux règles de chantier.
Dimensionnez large : comptez un débord minimum pour réaliser un retour et pouvoir arrimer sans forcer sur les œillets. Pour une protection de sol (peinture, rénovation), une bâche PE tissée se pose rapidement mais doit être sécurisée aux bords (ruban, tasseaux) pour éviter les plis glissants. Pour le stockage, l’objectif est de canaliser l’eau : donnez une pente, évitez les poches, et prévoyez une circulation d’air pour limiter la condensation sur bois, plâtre ou isolants.
Exemples courants : la Multi-Tarp standard 2 x 3 m pour protéger une porte, une zone de découpe ou une petite palette ; la Tex-Tarp 4 x 6 m pour couvrir du matériel en extérieur ; les grandes bâches olive stabilisées UV (6 x 8 m, 8 x 10 m, 10 x 12 m) pour bâchage long terme. En cas de contact avec arêtes vives, intercalez une protection (carton, mousse) : c’est souvent le vrai facteur de durée de vie.
| Produit (nom exact) | Dimensions | Grammage | Œillets / finition | Usage recommandé |
|---|---|---|---|---|
| Bâche MULTI TARP standard 2x3 m 120 g | 2 x 3 m | 120 g/m² | œillets (selon série), bords renforcés | protection ponctuelle, outillage, petites zones |
| Tex-Tarp Bâche 4x6 m 120 g | 4 x 6 m | 120 g/m² | œillets, bâche légère à manipuler | couverture matériel, protection temporaire extérieur |
| Bâche SUPER TARP standard 4x6 m, 150 g. | 4 x 6 m | 150 g/m² | bords renforcés, œillets | usage intensif, frottements, arrimage plus ferme |
| Bâche en tissu olive 6x8m stabilisée UV, œillets tous les 50 cm | 6 x 8 m | non précisé | œillets tous les 50 cm, stabilisée UV | stockage extérieur, bâchage longue durée |
| Bâche en tissu à ruban PE 160 g/m², 3 x 5 m | 3 x 5 m | 160 g/m² | PE à ruban, résistance accrue | protection robuste, chantiers avec abrasion |
Pour un usage quotidien avec arrimage, frottements et manipulations répétées, visez plutôt 150 à 160 g/m². À 120 g/m², la bâche reste pratique et légère, mais elle supporte moins bien l’abrasion et le battement au vent. Le bon choix dépend surtout des arêtes, des points de traction et de la durée d’exposition.
Un maillage d’œillets rapproché répartit les efforts de traction et permet un arrimage multipoints. Résultat : moins d’arrachement local, meilleure tenue au vent et meilleure étanchéité en bordure (retour plus facile). C’est particulièrement utile sur grandes dimensions, en façade, sur échafaudage ou pour couvrir des volumes irréguliers.
La stabilisation UV ralentit le vieillissement dû au soleil : la bâche conserve plus longtemps sa souplesse et sa résistance, et se déchire moins facilement après plusieurs semaines d’exposition. Pour un stockage extérieur longue durée, une bâche olive stabilisée UV est souvent plus pertinente qu’une standard destinée à des protections courtes.
Donnez une pente avec un point haut (tasseau, chevron, structure) pour que l’eau s’évacue. Multipliez les points d’arrimage plutôt que de sur-tendre deux coins. Protégez les arêtes vives avec un intercalaire. Le battement au vent est l’ennemi numéro un : plus la bâche est plaquée, moins elle s’use.
Oui, mais sécurisez-la : les plis créent un risque de glissade et favorisent les déchirures. Fixez les bords (ruban adapté, tasseaux) et évitez le passage d’éléments roulants sur arêtes. Pour des zones très sollicitées, un PE tissé plus lourd (150 à 160 g/m²) tient mieux face aux frottements.