En MIG/MAG, la régularité du cordon dépend autant du poste et du réglage que du fil. Les baguettes à souder MIG/MAG (fils en bobine) doivent avancer sans à-coups, fondre de façon prévisible et rester compatibles avec le métal de base et le gaz de protection.
Sur Contorion, vous trouvez des fils de soudure MIG/MAG adaptés à l’atelier comme au chantier : acier non allié, inox et aluminium, avec différents diamètres et conditionnements pour coller à votre cadence.
Le diamètre du fil pilote le courant utilisable, la stabilité d’arc et le risque de défauts. En pratique : 0,8 mm passe bien sur tôles fines à moyennes, avec moins de chaleur et moins de perçage. Le 1,0 mm gagne en productivité et tolère mieux des jeux d’assemblage. Le 1,2 mm vise les sections plus fortes et les débits de métal élevés, au prix d’un bain plus énergique.
Côté réglages, gardez une logique simple : plus le fil est gros, plus vous augmentez l’intensité et la vitesse d’avance. Sur des fils de soudure MIG/MAG, une avance trop faible crée des accroches et un arc instable ; trop élevée, elle pousse le bain et augmente les projections. Vérifiez aussi la correspondance galets (V ou U) et diamètre, sinon la traction patine et la longueur d’arc varie.
En acier, les fils pleins type SG2 se rencontrent souvent sous EN ISO 14341-A (ex. G 42 4 M G3Si1) : ils couvrent la serrurerie, la charpente légère et la maintenance. En inox, on vise des fils sous EN ISO 14343 (308L, 316L selon l’alliage), avec un gaz adapté (souvent Ar + CO2/O2 en faibles pourcentages) pour limiter l’oxydation et garder la résistance à la corrosion.
En aluminium, un fil AlMg (ex. AlMg3) se choisit selon l’alliage de base, avec une torche et des consommables dédiés (gaine téflon, galets en U, pointe de contact adaptée). Pour tous les fils de soudure MIG/MAG : stockez les bobines au sec, évitez les chocs, et coupez proprement l’extrémité lors du chargement pour ne pas abîmer la gaine ni le conduit.
Les projections viennent souvent d’un couple tension/avance mal calé, d’une polarité inversée, d’une masse douteuse ou d’un fil encrassé. Reprenez la base : masse sur métal sain, consommables propres, stick-out cohérent, et avance stable. La porosité pointe un souci de protection : débit de gaz insuffisant, courant d’air, buse encrassée, ou métal humide/gras. Dégraissez, protégez la zone et contrôlez la buse.
Le manque de fusion se traite par une énergie linéique suffisante : augmentez légèrement tension ou intensité, ralentissez l’avance, adaptez la préparation (chanfrein) et l’angle de torche. Avec des fils de soudure MIG/MAG, une alimentation irrégulière imite aussi ce défaut : vérifiez galets, pression, gaine, et frein de bobine (trop serré : à-coups, trop lâche : perruques). Côté sécurité : gants, écran adapté, extraction des fumées et respect des procédures atelier.
| Produit (nom exact) | Diamètre | Matière / famille | Usage typique | Points de vigilance atelier |
|---|---|---|---|---|
| Normag Fil à souder 2 0,8 mm 5 kg | 0,8 mm | Acier (type SG2 courant) | Tôle, serrurerie, réparation | Réglage fin tension/avance, éviter perçage sur faible épaisseur |
| Normag Fil à souder 2 D 1,0 mm 15 kg | 1,0 mm | Acier (type SG2 courant) | Assemblage standard, cadence soutenue | Galet au bon profil, frein de bobine réglé pour éviter les perruques |
| Automag Fil à souder 2 D 1,2 mm 15 kg | 1,2 mm | Acier (débit élevé) | Sections plus fortes, remplissage | Bain plus chaud : préparation, contrôle déformation et pénétration |
| Schweißdraht Alu AlMg 3 1,0mm - K300 | 1,0 mm | Aluminium AlMg3 | Chaudronnerie alu, réparation, profils | Gaine téflon, galets U, nettoyage strict (oxyde), gaz et débit stables |
| Dratec Fil de soudure WSGII 2,4 mm | 2,4 mm | Fil technique (diamètre élevé) | Applications spécifiques, forte dépose | Compatibilité torche/gaine et entraînement : vérifier capacité du dévidoir |
Le fil peut être similaire, mais le gaz change l’arc et la métallurgie. MIG utilise un gaz inerte (argon, hélium) surtout pour l’aluminium. MAG utilise un gaz actif (CO2 ou mélanges Ar/CO2/O2) pour l’acier. Choisissez un fil compatible métal de base et vérifiez la norme (ex. EN ISO 14341 pour acier).
Réglez d’abord le frein de bobine : il doit empêcher l’inertie de dérouler après relâchement de la gâchette, sans freiner l’avance. Ensuite, ajustez la pression des galets (ni trop, ni trop peu) et utilisez le bon profil. Une gaine encrassée ou une pointe usée provoquent aussi des à-coups.
Le 0,8 mm est à l’aise sur tôles fines et petits assemblages, avec un bain plus contrôlable. Le 1,0 mm est polyvalent et plus productif en acier standard. Le 1,2 mm vise des épaisseurs plus fortes et une dépose rapide, à condition d’avoir un poste et un dévidoir capables de tenir le régime.
La porosité vient souvent d’une protection gazeuse dégradée : fuite sur tuyau, débit insuffisant, buse encrassée, courant d’air ou stick-out trop long. Vérifiez aussi la préparation : peinture, huile, humidité et rouille génèrent des gaz dans le bain. Nettoyez, rapprochez la buse et stabilisez le flux.
Stockez les bobines au sec, à l’abri des poussières et des projections. Refermez l’emballage après usage et évitez les variations fortes de température qui favorisent la condensation. Avant montage, contrôlez l’état de surface du fil et l’absence de rouille. Un fil contaminé encrasse gaine et pointe, et déstabilise l’arc.