Sur chantier, en atelier ou en logistique, la chaussure de sécurité est un EPI de base : elle protège des chutes d’objets, des perforations, des glissades et des projections. Le niveau S3 vise les environnements exigeants, là où l’humidité, les sols irréguliers et les risques mécaniques se cumulent.
Chez Contorion, vous trouvez des modèles montants ou bas, des versions ESD pour zones sensibles, et des déclinaisons pratiques comme la chaussure de securite noir pour rester sobre sur site tout en conservant les performances attendues.
La norme EN ISO 20345 encadre les chaussures de sécurité avec embout de protection (généralement 200 J). En S3, vous retrouvez typiquement : tige résistante à la pénétration et à l’absorption d’eau, semelle extérieure à crampons, et semelle anti-perforation (métal ou composite selon les gammes). Le S3 est pertinent pour le gros œuvre, la charpente, la maintenance industrielle ou les plateformes logistiques humides.
Selon les postes, des marquages complémentaires comptent : SRC pour l’adhérence (tests sur carrelage avec détergent et acier avec glycérine), ESD pour limiter les charges électrostatiques, ou des constructions type microfibre et micro-daim pour gagner en respirabilité. Un modèle montant (par exemple chez Atlas) apporte aussi un meilleur maintien de cheville sur graviers et en dévers.
La performance d’une chaussure de securite se joue sur l’ensemble tige + semelle + montage. En tige, le cuir et la microfibre offrent une bonne résistance à l’abrasion ; les variantes type GORE-TEX visent l’imperméabilité durable avec évacuation de la transpiration. Côté semelle, une architecture multi-densité (PU/PU ou PU caoutchouc selon modèles) aide à absorber les chocs et à conserver du grip sur supports gras ou poussiéreux.
Pour les ateliers et zones électroniques, une chaussure ESD limite l’accumulation de charge : important près de composants sensibles, ou quand le frottement sol/semelle est constant. Enfin, la forme de l’embout (acier ou composite) et la semelle anti-perforation impactent la flexibilité : le composite allège souvent, tandis que certaines plaques renforcent la stabilité en appui sur échelles et caillebotis.
Le bon choix se valide au pied, en fin de journée si possible : la largeur d’avant-pied, le maintien du talon et la place pour les orteils sous embout font la différence. Si vous cherchez une chaussure de securite petite taille, privilégiez une coupe stable au médio-pied et une semelle intérieure ajustable : cela limite le flottement et les frottements, surtout en marche rapide sur dalle.
À l’inverse, une chaussure de securite taille 50 doit offrir un déroulé naturel sans rigidité excessive, sinon la fatigue grimpe vite. Regardez aussi la hauteur de tige : une basse facilite les flexions en atelier, une montante sécurise davantage en terrain meuble. Enfin, la chaussure de securite noir reste un choix pratique en maintenance et services généraux : elle masque mieux les traces tout en restant conforme si la norme et les marquages (S3, SRC, ESD) sont au rendez-vous.
| Produit (nom complet) | Norme / classe | Construction notable | Usage typique |
|---|---|---|---|
| Chaussure de sécurité haute Atlas ANATOMIC BAU 500 S3 | EN ISO 20345, S3 | Tige haute pour maintien, profil de semelle orienté terrain | Chantier, manutention lourde, sols irréguliers |
| Chaussures de sécurité ISM Puma Rio noir bas, EN20345 S3 noir/bleu | EN ISO 20345, S3 | Coupe basse, coloris noir/bleu | Atelier, maintenance, déplacements fréquents |
| Chaussures de sécurité Uvex S3 SRC uvex 1 x-soutien renforcé en micro-daim, bouchon en plastique uvex xenova®. | EN ISO 20345, S3, SRC | Micro-daim, embout composite uvex xenova® | Industrie, zones à risques de glissade, port prolongé |
| Reebok Chaussure basse Fusion Formidable Work, S3, 43 noir/noir T. 43 | EN ISO 20345, S3 | Basse, noir/noir | Logistique, maintenance, environnements mixtes |
| Chaussure de sécurité montante Atlas GTX 745 GORE-TEX S3 | EN ISO 20345, S3 | Montante, membrane GORE-TEX | Extérieur humide, intempéries, chantiers exposés |
S1P vise surtout les environnements secs avec protection anti-perforation et propriétés antistatiques, mais sans exigence d’absorption d’eau de la tige. S2 ajoute la résistance à la pénétration d’eau. S3 combine S2 avec une semelle à crampons et une protection anti-perforation, donc plus adaptée aux chantiers humides et sols agressifs.
Choisissez ESD si vous travaillez près d’électronique, de zones EPA, ou si vos process imposent une dissipation contrôlée des charges. La chaussure ESD limite l’accumulation électrostatique via la semelle et la construction. Attention : ESD ne remplace pas une protection électrique, et exige aussi un sol compatible pour être efficace.
Les deux répondent à la protection 200 J si la norme l’indique. L’acier est robuste et souvent plus fin à résistance équivalente. Le composite peut alléger la chaussure et réduire la sensation de froid, utile en extérieur. Le choix se fait surtout sur le confort, le poids total et les contraintes du poste.
En petite pointure, le risque est le talon qui bouge : privilégiez un laçage qui verrouille le cou-de-pied et une semelle intérieure ajustée. En grande pointure, surveillez la rigidité : une semelle trop raide fatigue. Dans les deux cas, gardez une marge d’orteils sous embout et testez avec les chaussettes de travail.
SRC combine SRA et SRB, donc couvre deux tests d’adhérence (carrelage + acier). C’est pertinent si vous passez de zones propres à zones grasses, ou si les sols changent souvent. Si votre environnement est stable et sec, un niveau inférieur peut suffire, mais SRC apporte une marge de sécurité utile en intervention.