Une fraise à chanfreiner sert à créer un chanfrein régulier, à casser une arête vive ou à préparer un lamage léger avant assemblage. Sur chantier comme à l’atelier, elle évite les bavures coupantes, améliore l’appui des vis à tête fraisée et sécurise les pièces après perçage.
Chez Contorion, vous trouvez des solutions pour l’acier, l’inox, l’aluminium et les plastiques techniques : fraise à chanfrein HSS, HSS-Co, revêtue, ainsi que cône à chanfreiner en géométries adaptées aux vitesses d’avance des artisans.
L’angle détermine la compatibilité avec la visserie et le résultat. Le 90° est la référence en métallerie pour la vis à tête fraisée et la préparation d’un bord. Les modèles type DIN 335 forme C sont courants pour l’ébavurage et le chanfreinage autour des trous.
Côté coupe, une arête coupante pardonne davantage en reprise ponctuelle, tandis que 3 arêtes stabilisent la coupe et réduisent les vibrations sur perceuse à colonne ou sur centre d’usinage léger. Une fraise à ébavurer se distingue par sa capacité à “nettoyer” l’entrée de trou sans creuser, alors qu’une fraise à noyer vise plutôt une assise conique plus marquée pour noyer une tête de vis.
Le choix du matériau d’outil conditionne la tenue de coupe. Le HSS convient bien aux aciers courants et à l’aluminium avec lubrification adaptée. En inox et aciers plus durs, le HSS-Co (cobalt) apporte une meilleure résistance à chaud, utile quand la lubrification est limitée ou que les séries s’allongent.
Les revêtements (TiN, TiAlN selon gammes) améliorent la résistance à l’usure, mais ils demandent une coupe franche : avance régulière, pas de frottement. Sur perceuse visseuse, privilégiez un montage rigide et une vitesse modérée pour éviter l’échauffement et le “broutage”. En production ou sur perceuse à colonne, une fraise à chanfrein 3 dents tient mieux l’axe, surtout sur grands diamètres.
Pour obtenir un chanfrein constant, l’objectif est simple : couper, pas frotter. Centrez d’abord le trou, puis engagez la fraise progressivement. Sur trous existants, un léger pointage améliore la stabilité. Une passe courte avec contrôle visuel vaut mieux qu’une passe longue qui chauffe et bleuit l’arête.
En ébavurage, tenez une pression légère et constante. Pour noyer une tête de vis, faites un essai sur une chute : la profondeur dépend du diamètre de tête et de l’angle. Sécurité : gants anticoupure pour la manutention des pièces, mais évitez les gants au plus près d’une broche en rotation. Aspiration ou soufflage maîtrisé : les copeaux coniques sont agressifs.
| Produit (nom exact) | Type / norme | Géométrie | Montage | Usage atelier typique |
|---|---|---|---|---|
| Fraise à chanfreiner Ruko DIN335-C 90° HSS-Co5 3 arêtes de coupe | Fraise à chanfrein conique DIN 335 forme C | 90°, 3 arêtes | Queue cylindrique (mandrin) | Chanfreiner et ébavurer sur acier/inox avec bonne tenue à chaud |
| Ruko Fraise à chanfreiner Forme C 90° HSS 1 arête coupante | Fraise à chanfrein conique DIN 335 forme C | 90°, 1 arête | Queue cylindrique (mandrin) | Reprises rapides, contrôle fin en ébavurage sur perçages |
| Ruko Fraises coniques à chanfreiner et à ébavurer DIN335-C 90° HSS TiAIN 3 tranchants | Fraise conique DIN 335 forme C | 90°, 3 tranchants, revêtue | Queue cylindrique (mandrin) | Séries plus longues, usure réduite si avance régulière |
| Jeu de fraises à lamer STIER M3-M10 HSS DIN 373 avec pilote | Fraise à lamer DIN 373 (pilotée) | Lamage guidé par pilote | Queue cylindrique (mandrin) | Créer une assise plane et coaxiale pour tête cylindrique, sans ripper |
| Embout fraise à chanfreiner WERA 3 tranchants | Embout de chanfreinage | 3 tranchants | Porte-embout (usage visseuse selon modèle) | Casser l’arête sur fixations légères, interventions rapides sur chantier |
La fraise à chanfreiner vise une géométrie : créer un angle régulier (souvent 90°) pour préparation d’assemblage ou entrée de trou. La fraise à ébavurer est utilisée plus “léger” : enlever la bavure sans agrandir excessivement. En pratique, une DIN 335 forme C peut faire les deux, selon la profondeur de passe.
Utilisez une fraise à noyer quand la tête de vis doit être réellement en dessous du plan de la pièce (affleurant ou noyé). Le critère est l’appui : la portée conique doit correspondre à l’angle de la vis. Faites un test avec votre visserie, car un noyage trop profond fragilise la lèvre du trou, surtout en alu.
En inox, le HSS-Co est généralement plus stable : il résiste mieux à l’échauffement et limite l’émoussement rapide. Gardez une vitesse modérée, lubrifiez, et évitez les micro-pauses qui font frotter. Un cône à chanfreiner 3 arêtes est souvent plus régulier si votre montage est rigide (perceuse à colonne, bridage correct).
Réduisez le faux-rond : mandrin en bon état, queue propre, serrage correct. Brider la pièce est non négociable. Engagez progressivement, avec une avance continue. Si ça “chante”, c’est souvent trop vite ou pas assez d’avance : vous frottez. Sur grands diamètres, préférez une fraise à chanfrein 3 dents, plus stable.
DIN 335 correspond aux fraises coniques de chanfreinage (forme C courante) : pratique pour casser l’arête et préparer une portée conique. DIN 373 décrit des fraises à lamer, souvent avec pilote : elles guident l’outil dans le trou existant pour obtenir un lamage coaxial et une assise plane, utile en assemblage mécanique.